Arcadis : « Les bâtiments existants peuvent aussi être énergétiquement efficaces pour 2050 » | circubuild.be

Arcadis : « Les bâtiments existants peuvent aussi être énergétiquement efficaces pour 2050 »

  •   17 juin 2021

La Flandre prend clairement au sérieux sa volonté de réduire de 80 % à l’horizon 2050 les émissions de CO2 causées par les bâtiments. Nous savions depuis un certain temps qu’à partir de cette année les nouveaux grands lotissements, les nouveaux grands immeubles à appartements et les nouveaux grands projets de logements collectifs ne peuvent plus être raccordés au gaz naturel, mais le gouvernement flamand prépare désormais aussi une obligation de rénovation des bâtiments non résidentiels. Arcadis veut donc aider ses clients à prendre le train en marche. « Les maîtres d’ouvrage de nouveaux projets de construction ne sont pas les seuls à pouvoir anticiper l’avenir durable auquel aspire la Flandre », déclare Hendrik-Jan Steeman, Team Leader Energy & Sustainability au sein du bureau international de conception et de conseil. « Les propriétaires de bâtiments existants peuvent également travailler de manière prévoyante et axée sur la réduction des coûts ».

 

En Flandre, l’imminente obligation de rénovation pour les bâtiments non résidentiels (l’Autorité flamande a annoncé le 10 mai qu’elle avait donné son accord de principe et que le texte entrerait en vigueur à partir de 2022), est une étape supplémentaire et, selon toute vraisemblance, pas la dernière, dans les efforts déployés par la Flandre pour garantir que les émissions de CO2 causées par les bâtiments soient réduites d’au moins 80 % d’ici 2050. Elle sera associée à une transaction : les bâtiments existants qui ne répondent pas à une certaine norme d’isolation devront, dans les cinq ans suivant l’achat, être rendus plus efficaces sur le plan énergétique par le nouveau propriétaire afin de respecter la norme en question.

« Il s’agit d’interventions telles que le remplacement de la menuiserie à faible valeur d’isolation, du simple vitrage, d’une isolation de toiture obsolète, d’appareils de chauffage énergivores, etc. », explique Hendrik-Jan Steeman d’Arcadis, un bureau international de conception et de conseil disposant d’une grande expertise dans le domaine de la conception et de la construction durables de bâtiments et de divers aspects de la construction circulaire. « On peut être sûr que de nombreuses autres directives et obligations suivront. La législation visant à rendre le parc immobilier, existant et nouveau, plus efficace sur le plan énergétique ne fera que se renforcer d’ici 2050. »

« Travailler de façon proactive »

Selon Hendrik-Jan Steeman, la situation commence à devenir intéressante pour les maîtres d’ouvrage. Les directives et obligations concrètes ne sont pas encore nombreuses, mais elles arrivent de manière exponentielle. Se pose dès lors la question : faut-il travailler de manière réactive ou proactive ? « Chez Arcadis, nous adoptons une position claire à cet égard : nous sommes proactifs.

On ne peut en effet pas partir du principe qu’une solution durable donnée pourra tout simplement être installée et qu’elle sera prête à l’emploi, surtout quand il s’agit de certaines techniques, comme le chauffage. Chez Arcadis, nous recevons régulièrement des questions à ce sujet de la part d’acteurs majeurs. Outre le seuil minimum désormais imposé par le législateur, nous constatons que de nombreuses entreprises se sont fixé des objectifs dans le cadre de la transition thermique et énergétique, sur la base d’études scientifiques en matière de réduction du CO2. Les clients qui investissent maintenant veulent que leur bâtiment réponde immédiatement aux objectifs à long terme... » « Dans ce contexte, nous remarquons une tendance dans les grands projets de nouvelles constructions : de plus en plus de maîtres d’ouvrage et de promoteurs de projets, dans leur recherche d’alternatives au gaz naturel, se tournent vers des réseaux de chaleur et de froid qui permettent de récupérer ou d’échanger la chaleur. Ou bien ils tiennent déjà compte de cette possibilité en prévoyant, par exemple, des radiateurs ou d’autres éléments dégageant de la chaleur qui peuvent aussi fonctionner à basse température, de sorte qu’un passage ultérieur à une climatisation neutre en CO2 puisse nécessiter uniquement des ajustements dans les locaux techniques. »

Créer des synergies entre les objectifs à long terme et les investissements de remplacement

Il est bien sûr plus facile d’anticiper lorsqu’il s’agit de nouveaux projets. Pour les bâtiments existants, les choses sont plus complexes. Mais, selon Hendrik-Jan Steeman, les propriétaires de ces bâtiments peuvent aussi être proactifs. « Pour ce qui est de rendre les bâtiments existants plus durables, notre plaidoyer est le suivant : considérez chaque investissement de remplacement dans votre bâtiment comme une occasion de le préparer à l’avenir durable auquel aspire la Flandre. Un plan à long terme est donc indispensable. Examinez les interventions prévues et envisagez à chaque fois une solution durable que vous pouvez choisir afin que votre bâtiment atteigne l’objectif fixé pour 2050. Un simple exemple : si vous devez remplacer la couverture de votre toit aujourd’hui et que la valeur d’isolation n’est pas optimale, remplacez également l’isolation dans la toiture. À défaut, vous devrez enlever votre nouveau revêtement de toiture à un moment donné, ce qui nécessitera du temps et de l’argent ! Chez Arcadis, nous avons mis au point une méthodologie qui identifie ce type d’opportunités et grâce à laquelle nous établissons des synergies entre les objectifs à long terme et les investissements de remplacement et qui clarifie les coûts associés. »

« L’étape la plus importante de ce processus de transformation, à savoir le passage à un système de chauffage sans combustible fossile, ne peut toutefois pas toujours se faire individuellement. Certains bâtiments s’inscrivent par exemple dans un contexte urbain où l’espace et les possibilités sont très limités. C’est pourquoi nous travaillons aussi à des solutions collectives au niveau des quartiers ou des villes, comme à Anvers, où nous avons contribué à permettre le déploiement d’un réseau de chaleur (lien vers un article précédent !). »

Projet alternatif

« Il est certes tentant de continuer à opter pour le gaz naturel pour les bâtiments existants ou les nouveaux projets en raison des prix historiquement bas que nous connaissons actuellement, mais il s’agit là d’une réflexion à court terme alors même que l’obligation de se détourner du gaz naturel est inéluctable. Il est donc préférable d’opter directement (ou quand l’occasion se présente, dans le cas de bâtiments existants) pour une installation prévue pour d’autres ressources plus écologiques qui seront utilisées par la suite. »

Et Hendrik-Jan Steeman de conclure : « Voilà pourquoi notre conseil est le suivant : ne vous contentez pas de concevoir et de reconstruire en fonction des règles en vigueur actuellement, mais prévoyez aussi un projet alternatif pour savoir à quoi devra ressembler le bâtiment en 2050 et quelles adaptations seront nécessaires. Il s’agit là de la réflexion circulaire à laquelle nous devons arriver. Mais, si vous le pouvez, construisez dès maintenant un bâtiment neutre en carbone. Il ne s’agit pas encore d’une obligation légale, mais nous avançons dans cette direction. Concevoir aujourd’hui des choses dont on sait qu’elles nécessiteront une rénovation en profondeur dans la perspective de 2050, ce n’est vraiment pas intelligent. »

 

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