Colruyt Group investit dans les méthodes et matériaux de construction circulaires

Colruyt Group aspire à être une référence en matière d'entrepreneuriat durable et de consommation responsable. Cela inclut également l'impact environnemental des bâtiments et la gestion durable des matériaux en circuit fermé. Pour atteindre cet objectif, le groupe investit, entre autres, dans l'urban mining, la réutilisation d'éléments de construction et les systèmes et matériaux de construction circulaires. En tant que maître d’ouvrage privé, gestionnaire de bâtiments et utilisateur d'environ 860 000 m² de surface bâtie, Colruyt Group est conscient qu'il a une responsabilité importante et souhaite collaborer avec le monde de la construction pour avoir un impact positif. À l'aide de projets et d'exemples concrets, nous verrons sur circubuild comment le groupe aborde cette question étape par étape dans la pratique. Dans ce premier article, nous allons nous intéresser de plus près à l'approche globale de la construction circulaire appliquée par Colruyt Group, aux objectifs que l'entreprise s'est fixés à cet égard et aux différentes collaborations qu'elle a mises en place pour les atteindre.

 

Depuis le tout début de l'entreprise, l'efficacité et la durabilité sont indissociables des activités de Colruyt Group. Un thème stimule l'autre. L'utilisation plus efficace et la lutte contre le gaspillage des matériaux améliorent leur impact environnemental. Depuis des années, par exemple, l'objectif est de réduire au maximum la consommation de matières premières non renouvelables primaires, que ce soit au niveau des emballages food et non-food, mais aussi des bâtiments qui abritent les produits.

Colruyt Group est un grand groupe de distribution qui compte près de 33 000 salariés et comprend non seulement les magasins bien connus tels que Colruyt Meilleurs Prix, OKay, Dreamland et Bio-Planet, mais aussi un grand service technique (Colruyt Group Technics) de près de 1 700 collaborateurs parmi lesquels des architectes, des ingénieurs, des menuisiers, des électriciens, des peintres et d'autres professionnels. Ils sont chargés de la conception des bâtiments, de la gestion des chantiers, de la conception et de la mise en place de toutes les installations techniques et électriques, de l'installation des équipements, ainsi que de leur maintenance, réparation et démontage.

Des magasins sans raccordement au gaz

Cela permet au groupe d'adopter une approche très globale pour rendre les bâtiments plus durables et d'impliquer l'ensemble de la chaîne de construction. Actuellement, de grands progrès ont déjà été réalisés pour réduire au maximum la consommation d'énergie du groupe et utiliser des énergies renouvelables. Par exemple, une isolation supplémentaire est prévue au niveau des anciens magasins et l'étanchéité à l'air de ces derniers est rendue optimale, de sorte qu'il est possible d'effectuer le refroidissement de la chambre froide avec une pompe à chaleur au propane et de chauffer le magasin par récupération de chaleur. Ces magasins ne doivent donc plus être raccordés au gaz et, étant donné que Colruyt Group produit sa propre électricité à partir de sources renouvelables telles que des panneaux solaires, des éoliennes et la récupération de chaleur, cela signifie une réduction significative de l'impact environnemental et des émissions de CO2 du patrimoine.

En outre, on se penche de plus en plus souvent sur l'ensemble du cycle de vie des bâtiments et des matériaux (ACV), qui prend également en compte l'impact environnemental lors de l'extraction des matières premières, de la production des matériaux, du transport et de la fin de vie.

Réutilisation

Colruyt Group ne produit pas lui-même de matériaux de construction, mais s'engage à (re)valoriser les matériaux et à les intégrer dans des circuits fermés, en interne et en externe, lors de la démolition, de la construction, de la rénovation et de l'agrandissement des bâtiments. Nous entendons ainsi remplacer dans la plus large mesure possible le recours aux matières premières primaires par la réutilisation de matériaux existants et le recyclage de qualité supérieure des matières premières issues des travaux de démolition. Cette question sera abordée étape par étape en fixant tous les trois ans un objectif plus élevé pour la quantité de réutilisation et de recyclage de haute qualité jusqu'à ce qu'un patrimoine entièrement circulaire soit atteint.


Il est donc nécessaire de mesurer l'impact environnemental, le potentiel circulaire des bâtiments ainsi que les améliorations systématiques. Actuellement, le groupe évalue quelle est la méthode la plus appropriée pour cela. Les outils disponibles en Belgique et en Europe sont passés au crible en ce qui concerne leur contenu et leur facilité d'utilisation.
Par exemple, en termes d'impact environnemental, nous étudions la possibilité d'intégrer les matériaux de construction utilisés par le groupe dans la bibliothèque de TOTEM, qui est accréditée en Belgique par les trois régions. Pour la valeur résiduelle et le potentiel circulaire, nous collaborons, entre autres, aux fils rouges en matière de construction circulaire de la Plateforme CB'23 aux Pays-Bas. Une bonne gestion des données est également essentielle. Les premiers passeports de matériaux et de bâtiments sont en cours de définition. Ces informations devraient permettre de compléter tous les outils correctement et efficacement.

Des méthodes constructives innovantes

Parallèlement à toutes ces recherches théoriques, cela bouge également au niveau de la pratique. D'un côté, il y a les projets qui se concentrent sur le patrimoine existant et l'urban mining, où l'accent est mis sur la démolition sélective et la pureté des matériaux de construction. Ceci afin, d'une part, de permettre un recyclage optimal et de haute qualité et, d'autre part, de tirer les leçons des difficultés rencontrées et de les mettre à profit pour l'avenir.

D'un autre côté, il existe des projets qui envisagent le patrimoine futur et se concentrent sur des méthodes de construction innovantes, de sorte que la démolition se transforme progressivement en un démantèlement. La valeur résiduelle des matériaux de construction augmentera alors, grâce à la possibilité de réutilisation interne ou externe. Colruyt Group se concentre sur certains types de matériaux, tels que le béton, le béton cellulaire, l'isolation synthétique, les toitures en bitume, l'asphalte et les panneaux sandwichs métalliques, car ces matériaux sont présents en grandes quantités et ont donc un impact important. L'objectif ultime pour ces matériaux est de créer des circuits fermés durables avec le moins d'opérations supplémentaires possible, ce qui améliore l'efficacité et le modèle économique et permet de remédier à la rareté des matières premières de qualité.

Colruyt Group coopère structurellement avec des parties externes à cette fin. Par exemple, dans le cadre d'Horizon2020, ils participent, avec VITO et Orbix, au projet européen ICEBERG (circular economy of building materials through urban mining) qui vise à développer, démontrer et valider des technologies avancées pour la production de matières premières secondaires pures, à travers 6 études de cas circulaires à travers l'Europe. Les différents types de matériaux sont étroitement suivis, mais, concrètement, Colruyt Group est un partenaire de test pour les produits en béton recyclé. En outre, Vlaio Circulair, en collaboration avec Xella, Chap-yt et VITO, travaille à un dossier sur le recyclage de haute qualité du béton cellulaire, Colruyt Group est membre du groupe de travail sur le Vlaamse Betonakkoord et le groupe est l'une des « doeners » de Green Deal Circulair bouwen de Vlaanderen Circulair.

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