Comment l'économie sociale et la participation citoyenne contribuent-elles à la construction circulaire ?

La participation citoyenne peut accélérer la transition vers la construction circulaire. L'économie sociale peut également y jouer un rôle fondamental.

Un projet peut être durable de différentes manières. Grâce à un choix mûrement réfléchi de matériaux, à des techniques ingénieuses, à une conception adaptable, à un bon emplacement... mais aussi parce qu'il existe pour ce projet beaucoup de soutien sociétal. C'est pourquoi, plus particulièrement pour les grands projets, les citoyens sont de plus en plus consultés par la ville ou la commune (ou même par le bouwteam) et sont ainsi impliqués dans le processus de conception et de construction. Conséquence logique : le bâtiment aura à la fois une meilleure légitimité et une durée de vie plus longue puisqu’il est (sup)porté par le voisinage.

La participation des citoyens peut également accélérer la transition vers la construction circulaire d'une autre manière. Par exemple, les maîtres d’ouvrage ou les entrepreneurs invitent parfois des citoyens sur le chantier d'un projet circulaire. Des ateliers pratiques sont ensuite organisés pour familiariser les citoyens avec la construction circulaire, afin qu'à l'avenir, ils soient plus susceptibles de construire de façon circulaire ou du moins qu’ils soient convaincus de sa nécessité pour notre planète et notre société.

La standardisation des produits et des processus de construction associée à des connexions simples et réversibles, garantit à son tour que moins d'expertise et de connaissances techniques sont requises pendant certaines parties du processus de construction et, par conséquent, que l'économie sociale peut également jouer un rôle fondamental dans la transition vers la construction circulaire. L’entreprise Facadeclick, par exemple, fait appel à l’économie sociale pour construire des façades à l’aide de son système. « Grâce à nos briques de façade spécifiques et nos connexions révolutionnaires, nous construisons une façade comme on joue avec des Lego. Chacun peut le faire, il ne faut pas de compétences particulières pour cela », explique le manager Jasper Vandenbempt. « Alors, pourquoi ne pas former des demandeurs d'emploi de longue durée puis les envoyer sur les chantiers pour y installer nos façades ? Nous apportons ainsi une contribution non seulement écologique mais également sociale à la société. Les entreprises de construction n'aiment pas consacrer trop de temps à la formation de leurs ouvriers, car elles estiment souvent que c'est une perte de temps. Ici, faire participer des gens issus de l'économie sociale est bien meilleur pour l'économie belge. »

Grâce à la normalisation inhérente à la construction circulaire, les économies d'échelle sont également importantes. La contribution sociale ne réside donc pas seulement dans l’appel à l'économie sociale pendant le processus de construction.

Réponse donnée par: Wouter Polspoel (Palindroom)

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