Quel est le lien entre une ACV et la construction circulaire ?

Une ACV, ou Analyse du Cycle de Vie est une bonne manière de prendre en compte l’impact environnemental global d’un produit, d’un bâtiment ou d’un quartier. Le score atteint par ce produit, ce bâtiment ou ce quartier est directement proportionnel à la circularité de celui-ci.

En appliquant une ACV à un produit, un bâtiment ou un quartier, nous pouvons lutter contre le greenwashing.

Concentrons-nous ici sur un produit : ce n’est pas parce qu’il a des propriétés circulaires qu’il a pour autant un plus faible impact environnemental qu’un produit conventionnel et qu’il est donc plus durable. Il aura même souvent un impact environnemental initial plus élevé car il nécessitera davantage de matériaux pour atteindre les mêmes caractéristiques qu’une solution traditionnelle. Par exemple, des connexions supplémentaires (souvent en acier) seront nécessaires pour connecter les composants de manière réversible. L’impact environnemental plus faible que celui d’un produit traditionnel ne sera avéré que lorsque la réutilisation du produit sera assurée… à condition que le produit soit réutilisé dans sa forme originale. Si des processus de recyclage sont impliqués, l’impact environnemental sera à nouveau plus élevé car ces processus nécessitent de l’énergie. Une ACV apporte une aide précieuse en prenant en compte l’entièreté du processus, de telle manière qu’une comparaison objective en termes de circularité devienne possible.

Pour le moment, cependant, la méthodologie MMG, la plus utilisée pour réaliser une ACV ne prend pas en compte les travaux de rénovation futurs ni les bénéfices de la réutilisation ou du recyclage. A cause de cela, un produit circulaire paraît souvent moins bien qu’un produit conventionnel à cause d’un impact initial plus élevé. Certaines études prennent cependant déjà en compte les travaux de rénovation futurs d’un bâtiment et montrent alors qu’il existe une nette différence : plus un bâtiment changera pendant sa phase d’utilisation et plus il sera donc rénové, plus la différence avec les solutions conventionnelles sera grande.

Idéalement, il faudrait opter résolument pour les produits de seconde main lors de la construction et de la rénovation. Cela réduirait considérablement l’impact environnemental initial, car aucune matière première ne doit être extraite et qu’aucun processus de traitement fortement impactant n’est nécessaire. La réutilisation ne doit pas non plus avoir lieu trop loin du chantier d’origine, de sorte à minimiser l’impact environnemental du transport.

Réponse donnée par: Mieke Vandenbroucke (VIBE)

Source: Monetisation of the MMG Methode

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